Aujourd’hui, il fait moche. Mais je suis de bonne humeur, puis j’ai envie de te donner des nouvelles, Tumblr. (c’est toujours une excuse pour pas réviser, mais promis, je m’y mets juste après.)
Il y a deux mois, je vomissais mes intestins tous les jours et je faisais du sport constamment et jusqu’à tomber à terre, pour garder ma carcasse au chaud. Je me cachais sous des couches et des couches de vêtements.
41,5 kilos.
Aujourd’hui, je suis à 51 kilos. C’est la première fois que je réussis à aller aussi loin. Je commence même à ressembler à une femme. Ça me rend tellement heureuse.
J’arrive à manger, à réfléchir. Je me lève plus avec des vertiges. Je ressens plus ce froid qui me rongeais jusqu’aux os.
En fait, j’ai fait tout ça pour ne plus rien sentir. Pour me mentir. Me voiler la face, me boucher les oreilles. M’enfermer dans ma bulle. J’ai cru que ça pourait tout résoudre, mais je me suis retrouvée enfermée. Cette periode est tellement floue.
Je commence à l’oublier. J’ai plus de sentiments pour lui. Je peux enfin respirer.
Je me remplume tout doucement. J’apprends à aimer ce nouveau corps, cet ammas de chairs, d’organes et d’os à qui j’ai fait tant de mal.
Mes cicatrices s’effacent.
Pour être aimé, il faut d’abbord apprendre à s’aimer soi-même.
J’espère qu’un jour, quelqu’un sera assez cinglé pour essayer de me comprendre et m’aimer.
Au final, j’ai juste besoin de ça.
Je revis. Je suis pleinement consciente de mon corps et je suis tellement heureuse. Je m’en suis enfin sortie.
Plus que quelques kilos.
“i like curvy girls” aka you like girls with flat stomachs and skinny legs but with huge boobs and a huge arse
god bless this post.
(Source : internetexplorers, via cats-and-yoga)












